
Concevoir des situations d'enseignement-apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation
- Agir avec efficacité dans différents contextes sur le plan sensoriel et moteur
- Affirmer sa personnalité
- Interagir de façon harmonieuse
- Communiquer en utilisant les ressources de la langue
- Construire sa compréhension du monde
- Mener à terme un projet
Malgré l'importance de varier les activités d'apprentissage, je priorise beaucoup la compétence 4 (Communiquer), car elle peut influencer grandement les capacités futures de l'enfant. En effet, maîtriser la langue est un point incontournable afin de bien comprendre le monde qui nous entoure. Le langage verbal ainsi que l'écrit sont donc des apprentissages à débuter le plus tôt possible avec l'enfant. Bien sûr, comme n'importe quel autre savoir, la langue se développe graduellement et peut s'améliorer énormément avec la pratique.
La conscience phonologique est une notion essentielle à maîtriser puisqu'elle est à l'origine de la transcription des sons. Plus cette conscience sera avancée et deviendra un automatisme chez l'enfant, plus les tâches en lecture et écriture lui sembleront faciles. Un enseignant dont le rôle est de développer cette compétence devra absolument débuter par quelques apprentissages de base. Il est donc jugé important qu'un enfant de 5-6 ans puisse acquérir des gestes reliés à l'écrit. Tout d'abord, le simple fait de tenir un livre dans le bon sens ou de comprendre que la lecture et l'écriture s'effectuent de gauche à droite est déjà un très bon début. Aussi, la reconnaissance de quelques lettres ou de petits mots comme «papa» ou son propre prénom est attendue après l'utilisation régulière de ces formes écrites. Finalement, enseigner signifie également donner l'exemple aux jeunes: communiquer clairement avec un vocabulaire riche est très important. Je considère alors que tous les moments sont propices pour varier les pronoms, les qualificatifs et les temps de verbes. Les enfants assimilent rapidement: ce sont de véritables petites éponges! Il est donc très important de ne pas les sous-estimer en utilisant, par exemple, un langage enfantin.
Afin d'améliorer les compétences de communication, je considère important de faire participer tous les enfants lors des activités ou des causeries. C'est un moment idéal pour eux de se familiariser avec la langue et d'entrer en contact avec différentes personnes. Pour augmenter les chances de pratiquer la langue orale ou écrite, je tenterais de mettre en place des coins lecture et écriture attirants et amusants pour les enfants. Par exemple, le coin lecture devrait minimalement contenir de nombreux livres jeunesse que les jeunes pourront feuilleter et «raconter» à leur façon. On peut rendre la place à la fois calme et attrayante grâce à quelques petits accessoires pensés tels que des cousins et des couvertures. Quant au coin écriture, il serait très intéressant d'y installer un ou deux pupitres munis de crayons, de feuilles, de ciseaux, de timbres, de lettres, etc. Ce matériel est mis en place afin de stimuler le goût de l'écrit; il faut donc lui donner une intention pédagogique, et ce, le plus fréquemment possible. Par exemple, une liste d'épicerie pourrait servir dans le coin magasin; une prescription dans le coin hôpital; une énumération de mouvement dans le coin danse, etc. Finalement, l'importance du jeu symbolique est une autre façon de miser sur les relations interpersonnelles et le langage.
Chaque enseignant se doit de planifier des séquences d'enseignement et d'évaluation qui tiennent compte de la progression des apprentissages. Chacun peut le faire à sa propre façon et selon ses convictions. Cependant, il est tout à fait normal que certains enfants aient des difficultés ou des intérêts différents; c'est à l'enseignant de considérer ces particularités dans ses interventions et ses situations d'enseignement-apprentissage afin de les ajuster si le besoin se présente. Par exemple, un enfant qui éprouve certaines difficultés motrices ou langagières pourra être considéré et aidé par l'enseignante grâce à quelques petites interventions qui pourront faire une énorme différence. Ainsi, le simple fait de modifier ou d'alléger parfois le contenu des tâches, d'allonger le temps pour compléter la tâche, de fournir un support visuel et une routine imagée et écrite et d'offrir une place privilégiée en classe risque fortement d'encadrer davantage le jeune qui manifeste certaines lacunes.
Personnellement, je suis consciente que chaque enfant n'apprend pas de la même façon et au même rythme. Je considère ce fait comme normal et c'est pourquoi, dans ma future profession, je n'hésiterai pas à utiliser la différenciation pédagogique.