Voici ma première ébauche de mon dossier professionnel, version électronique. La création de ce blog me permettra de voir ma propre évolution dans un domaine qui me passionne : l’éducation. N’ayant pas encore beaucoup d’expérience dans le merveilleux monde de l’enseignement, je compte vous faire part de ce qui me caractérise en tant que personne et future enseignante au primaire. D’ailleurs, j’ai une grande passion pour les voyages et les découvertes culturelles; je tenterai donc de faire quelques liens dans ce portfolio afin de le mettre à mon image!



Mon dossier contiendra diverses informations sur chacune des 13 compétences d’un bon enseignant. Celles-ci sont aussi importantes les unes que les autres : je les compare souvent à des «morceaux» d’un casse-tête, indispensables pour bien réussir.



De plus, j’intégrerai dans ce dossier mes passions, mes valeurs, mes intérêts, mes opinions et mes réflexions sur différents sujets. Au fil du temps, je risque d’avoir une vision un peu différente par rapport à l’éducation, et de la vie en général. Je vous invite donc à visiter mon site comme bon vous semble et surtout, n’hésitez pas à laisser vos commentaires!



Bon voyage!

Mes compétences professionnelles

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30 juin 2010

Bilan de mon stage 2 à la maternelle

Maintenant que mon deuxième stage en enseignement est achevé, je peux affirmer avoir été une fois de plus charmée par les enfants, qui ont tant à offrir. J’ai vécu cette seconde expérience dans une merveilleuse école à aire ouverte, plus précisément dans une classe du préscolaire de la rive-sud. J’ai eu la chance de travailler en dyade avec mon amie Laura ainsi que Chantale, notre enseignante associée. Cette dernière possède d’innombrables qualités que je considère importantes pour un enseignant : elle est généreuse, sociable, disponible et très joviale. De plus, elle a démontré une réelle confiance envers Laura et moi en nous laissant une grande liberté d’action et en nous aidant dans nos choix et nos démarches d’activité. Grâce à elle, j’ai vite pris une énorme confiance en moi et j’ai su créer une belle relation avec les plus jeunes. J’ai beaucoup apprécié cette expérience et je souhaite vous faire part de mes croyances vis-à-vis les compétences et les attitudes d’un enseignant significatif. Pour ce faire, je commenterai quelques pistes de réflexion telles que la planification et la gestion de classe, et ce, en faisant des liens avec ma propre expérience.

Premièrement, il faut spécifier que l’une de mes grandes qualités est d’être une fille ordonnée. Je suis consciente que la planification est une étape primordiale en enseignement puisqu’elle amène une réflexion continue sur nos priorités, nos attentes et les besoins de nos élèves. Elle favorise sans contredit notre démarche pédagogique en permettant d’avoir une vue d’ensemble de notre programme. Bien que tous les enseignants ne fonctionnent pas de la même façon, planifier de façon adéquate demeure essentiel et n’est pas quelque chose d’acquis; cela s’apprend.

Tout d’abord, la rédaction d’une planification détaillée d’une situation d’enseignement-apprentissage se compose de trois phases essentielles : la préparation, la réalisation et finalement, l’intégration. Je considère ces étapes aussi importantes les unes que les autres. Cependant, il faut savoir susciter l’intérêt des élèves par un bon déclencheur. En effet, il s’agit du premier élément qui présentera une idée globale de l’activité et qui permettra à l’enseignant d’observer la motivation de ses élèves envers celle-ci. Un déclencheur peut être présenté sous diverses formules : discussion, livre, costume, invité-surprise, objet particulier, etc. Par exemple, Laura et moi avions décidé de présenter un livre de recette et de se munir d’un tablier et d’un chapeau de cuisinier pour présenter une de nos activités. Comme vous l’aurez sans doute deviné, nous voulions permettent aux élèves de vivre un projet authentique, où ils sauraient respecter les consignes imagées d’une recette et faire preuve d’autonomie et de collaboration avec leurs pairs.

Ensuite, l’étape de la réalisation est la plus longue et il est primordial de bien l’effectuer pour assurer la qualité des apprentissages des élèves. Les enseignants deviennent les accompagnateurs de leurs élèves; ils doivent les encourager et les stimuler tout au long de l’activité en les questionnant sur leurs stratégies et leurs démarches. Ils doivent également leur fournir un soutient adapté dépendamment des forces et des faiblesses du groupe et suggérer d’autres moyens de parvenir au résultat en cas de besoin. Par exemple, lors de la confection de nos petits gâteaux, nous avions décidé d’ajuster nos exigences afin d’éviter le désordre. N’ayant pas de tasses à mesurer identiques pour toutes les équipes, nous avons cru la conversion des mesures trop difficile, surtout pour l’enseignant qui doit tout gérer. Ce fut alors un imprévu pour lequel il a fallu se réajuster. Nous avions décidé de tout mettre dans des contenants semblables et bien les identifier par des couleurs et des collants distincts. Cela facilitait grandement la supervision et nous a certainement évité plus d’un dégât! De plus, cela n’a pas modifié grandement nos plans puisque nos critères d’évaluation demeuraient les mêmes.

Finalement, l’intégration, dont le but est de réactiver les connaissances, ne doit pas être négligée, puisque c’est l’étape qui invite les jeunes à effectuer un retour sur ce qu’ils ont appris, ce qu’ils ont trouvé difficiles et ce qui les a intéressés. Cette étape permet de réajuster les nouveaux apprentissages et donne lieu à des pistes de réinvestissement.

En somme, la planification est un mal nécessaire puisqu’elle devient un élément essentiel d’organisation et d’orientation pour nous et nos élèves. J’ai compris qu’il faut parfois s’attendre à ce que nos idées ne puissent pas fonctionner à tout coup. En effet, en tant qu'enseignant, il est impossible de tout prévoir : des commentaires d’enfants peuvent nous amener complètement ailleurs où nous voulions aller, un événement peut survenir et susciter une discussion, etc. Il est donc important d’être ouvert aux changements et d’avoir une bonne capacité d’adaptation. Nous devons souvent nous réajuster au groupe et j’en ai fait l’expérience plusieurs fois lors de mon stage. En effet, il m’est arrivé de faire des activités pour une période plus longue que prévue ou vice versa. Pour éviter la désorganisation de la classe, les activités de transition et de déversoir m’ont été d’une grande aide afin de combler quelques minutes de temps libres.

Deuxièmement, il faut reconnaître que les règlements et les consignes régissent notre quotidien. En tant qu’enseignant, nous devons prendre des moyens constructifs et éducatifs afin de favoriser les bons comportements en classe. Nous savons tous qu’un bon climat est essentiel pour permettre l’apprentissage dans un environnement sain. Pour y parvenir, des règles de vie doivent être ciblées avec les élèves dès le début de l’année scolaire. Pour être efficaces, ces consignes doivent être simples et claires. Il faut que l’enfant puisse reconnaître immédiatement qu’il est visé et ce qu’on attend de lui. De plus, il faut s’assurer que nos règles soient cohérentes pour chaque personne, et ce, tout au long de l’année. Nous devons nous aussi les appliquer puisque nous sommes des modèles à travers nos gestes, nos paroles et nos attitudes. En tant que stagiaire ou suppléante, il n’est pas toujours évident de prouver notre autorité aux élèves, car nous ne sommes pas toujours au courant de tous les règlements de la classe. J’ai constaté que le fait de connaître davantage les habitudes des jeunes lorsqu’ils sont dans la classe peut grandement aider. Par exemple, lors de mes journées de prise en charge, il arrivait parfois que les enfants profitaient de ma mauvaise connaissance des règlements pour me faire croire qu’ils pouvaient faire des choses qui leur était pourtant interdites. J’ai donc appris à me soucier un peu plus de leurs dires et de m’informer auprès de Chantale ou du personnel enseignant lorsque je n’étais pas certaine.

Étant un peu timide et pas toujours confiante, j’avais quelques appréhensions face aux attitudes que j’aurais avec les jeunes. Pour moi, la gestion de classe semblait plus difficile puisque les enfants de niveau préscolaire sont encore peu autonomes et qu’ils requièrent beaucoup d’attention. En effet, j’avais un peu plus de difficulté lorsqu’arrivait le temps de gérer les entrées, les sorties et les transitions. Chantale m’a donné quelques conseils et j’ai pu m’ajuster et éliminer les comportements inacceptables par des moyens efficaces. Laura et moi avons d’ailleurs instauré le tableau des bons coups, qui fut notre propre système d’émulation, ainsi qu’une chanson du silence auquel nous avions parfois recours avant les causeries ou les activités dirigées. De plus, nous avons expérimenté plusieurs moyens simples pour retrouver rapidement le calme dans la classe ou les corridors. Nous avons également pris l’habitude d’encourager les élèves en faisant des interventions directes ou indirectes. Malgré ma personnalité très douce, j’ai été capable de m’affirmer avec fermeté pour éviter qu’il y ait, entre autres, certaines contestations vis-à-vis mon autorité. J’ai d’ailleurs été étonnée de savoir que Chantale m’avait perçue au départ comme une fille avec un caractère fort. Cela m’a prouvé que je devais me faire davantage confiance puisque j’avais, selon elle, de nombreuses qualités pour devenir une bonne enseignante.

Finalement, il faut savoir qu’entreprendre un stage au préscolaire, c’est entrer dans un monde complètement différent de celui du niveau régulier. Les enfants sont expressifs, spontanés et parlent sans arrêt. Il faut alors souvent leur rappeler les consignes par une brève discussion. Évidemment, il faut s’attendre à ce que la dynamique de classe soit très différente des autres niveaux : les enfants de la maternelle bougent toujours et parlent plus fort lorsqu’ils sont en période de jeux collectifs. Il faut également comprendre que c’est un moment d’adaptation pour eux et qu’ils ont besoin de soutien et d’aide continuellement. Pour moi, la maternelle signifiait surtout danser, chanter et jouer. Cela ne m’attirait pas particulièrement, car je considérais la tâche moins sérieuse et aussi épuisante que les autres groupes d’âge, sinon plus. Puis, le fait que je n’aime pas chanter et danser me rendait nerveuse et moins intéressée par ce stage. Pourtant, je me suis vite rendu compte à quel point l’imaginaire des enfants prend une énorme place et que le simple fait de participer leur fait plaisir. Il ne se soucie aucunement de nos talents et sont très reconnaissants de notre présence et de notre disponibilité pour eux. Malgré leur jeune âge, je me suis aperçu qu’il ne fallait pas les sous-estimer : ils sont intelligents et ont tous du potentiel pour grandir et s’épanouir. J’ai aussi réalisé à quel point un enseignant pouvait changer la vie d’un jeune, et ce, dès la maternelle. Je trouve encourageant de croire qu’un seul enseignant dans la vie d’un jeune puisse être suffisant pour changer l’attitude de celui-ci envers l’école.

En somme, je considère la fin de mon stage comme un nouveau départ. L’enseignement est un monde qui évolue sans cesse et pour lequel il n’y a pas de recette miracle. C’est avec les expériences que nous apprenons à se découvrir nous-mêmes, pour ensuite se préparer à mieux enseigner. Ayant toujours eu une grande attirance pour les voyages et les découvertes culturelles, j’attends maintenant avec impatience mon départ pour le Mali dans deux semaines. En effet, je suis rendue au stade dans ma vie où j’ai besoin de surmonter des défis personnels et de connaître le monde sous un angle différent. Ce stage international me permettra sans aucun doute de parfaire mon expérience en enseignement et de découvrir de nouveaux horizons. Quant à mon troisième stage à l’automne prochain, je souhaite être jumelé à un aussi bon enseignant avec qui j’aurai diverses affinités, afin de maximiser mes chances de réussite dans ma future profession. J’aimerais avoir le temps de découvrir de nouveaux outils de travail efficaces, autant pour les évaluations que les planifications d’activités. De plus, un autre défi se présentera à moi puisque je serai, pour la première fois, seule dans ma classe. J’ai réussi à démontrer mes capacités de travailler en équipe, mais maintenant il faudra que je prouve ce dont je suis moi-même capable.

31 mars 2010

Bilan du stage 1

Voila déjà un an que j’étudie pour devenir enseignante au primaire. J’ai même terminé, cette semaine, mon premier stage en milieu scolaire. J’ai pu voir l’envers du décor en passant de l’apprentissage à l’enseignement. Cette formation pratique m’a sensibilisée à la réalité scolaire, sans cesse en évolution, et à la relation enseignants-élèves. Aussi, les événements auxquels j’ai été confrontés m’ont beaucoup fait réfléchir sur mes compétences professionnelles et mon attirance face à cette profession.

Dans le bilan de stage ci-contre, je ferai mention de ma découverte face au monde de l’enseignement, de la confirmation de mon orientation professionnelle, et, pour terminer, j’esquisserai ma classe de stage idéale pour l’année prochaine.

Être enseignante ne signifie plus seulement être à l’avant et transmettre continuellement un savoir aux jeunes. Tout est en évolution, y compris le domaine de l’enseignement où il y a toujours des remises en question et des améliorations à faire pour le besoin des générations futures. Ce milieu de pratique m’a d’ailleurs soumise aux multiples exigences de l’action enseignante. J’ai réalisé que le domaine de l’éducation était loin d’être simple. On a beau être entouré d’enfants enjoués, cela demeure une profession qui demande du temps et beaucoup de volonté. Ce n’est pas pour rien qu’il y a une hausse de personnes dépressives chez le personnel enseignant; plusieurs raisons viennent appuyer ce fait. Tout d’abord, les tâches de ces gens-là ne se limitent pas au seul fait d’enseigner aux jeunes durant les heures de cours. Il faut compter plusieurs heures de planifications, d’aide aux devoirs et de corrections par semaine. Il y a aussi la participation aux réunions et aux comités de l’école qui gruge le temps des professeurs. De plus, la méthode d’enseignement parfaite n’existe pas et c’est pourquoi il faut souvent donner des idées et tenter de nouvelles approches, tout dépendamment de la clientèle. La collaboration avec les collègues et les parents est conseillée, voire nécessaire à un climat de travail sain et fonctionnel. Aussi, les élèves en difficulté d’adaptation et d’apprentissage représentent une réalité difficile à saisir et peuvent rendent la tâche enseignante encore plus complexe. En effet, on compte de plus en plus d’élèves dans les classes régulières, qui nécessitent des besoins de spécialistes tels que l’orthopédagogue, la technicienne en éducation spécialisée, la psychologue, etc. Ce phénomène peut entre autres, expliquer la hausse des groupes hétérogènes, la où se trouvent de très grands extrêmes dans une même classe. Lors de mon stage par exemple, alors qu’il y en a qui lisaient déjà en début d’année, d’autres élèves avaient encore de la difficulté à distinguer les sons! Ce n’est donc pas nécessaire d’expliquer à quel point ce phénomène peut devenir lourd et qu’il faut penser à plusieurs stratégies et méthodes de travail telle la différenciation pédagogique, où tous les élèves doivent travailler à leur propre rythme, sans pénaliser les deux extrêmes de la classe : les forts et les faibles. En étant stagiaire, on rentre tranquillement dans le monde professionnel et personnel des enseignants. On travail avec eux, on surveille avec eux, on mange même avec eux dans le salon du personnel. On a donc un statut tout à fait différent, se situant entre l’élève qui apprend et le professeur qui enseigne. Malgré le fait que tous les membres y travaillant soient des adultes, cela n’empêche pas qu’il y ait parfois de la friction entre certains individus. J’ai même eu droit à des petites scènes d’hypocrisie! Personnellement, je déteste les gens hypocrites et j’ai été tout de même étonnée qu’il y en ait autant dans une école, où se sont les enseignants eux-mêmes qui disent à leurs élèves que cela est inacceptable!

Suite à ce que j’ai pu réaliser du monde de l’enseignement, je peux maintenant confirmer mon orientation professionnelle. Malgré toutes les tâches qu’un pédagogue doit remplir et les moments parfois plus difficiles, il y a beaucoup de bons moments. Nos interventions peuvent réellement faire la différence dans l’autonomie et l’insertion sociale des jeunes qui seront sous notre tutelle. Nous avons qu’à penser au lien que l’on peut créer avec les jeunes, à tous nos moments de partage et de confidence, aux projets que l’on bâtit avec eux, à l’amélioration de chaque jeune dans son propre cheminement scolaire… Tout cela nous aide à se sentir tellement plus important! Travailler avec les jeunes est certainement bénéfique pour plusieurs raisons. Selon moi, il n’y a rien de mieux que d’être en présence d’enfants pleins de talents et débordants d’énergie. Une bonne maîtresse d’école qui aime ce qu’elle fait est très motivant et amusant pour les jeunes. On peut avoir une énorme influence sur ces derniers et ils savent comment nous remercier. Un simple câlin, un sourire ou même un dessin de leur part peut démontrer toute la confiance et l’amour qu’ils éprouvent pour nous. Ce sont des petits moments de bonheur comme ceux-là qui nous font réfléchir à quel point tout semble vouloir passé trop vite dans notre monde effréné. On est souvent stressé et le simple fait de passer du temps avec les jeunes peut être un moment de réconfort. Lorsqu’on travail avec les enfants, c’est comme si on réapprenait les vrais valeurs de la vie : la famille, l’amour, l’amitié et la santé. Ce premier stage m’a fait prendre conscience de mon amour envers les petits et du bonheur ressenti en leur présence. Je suis une fille également très travaillante et je peux donner énormément de mon temps pour une cause si j’en ressens le besoin et que j’aime cela. Il n’y a pas de doute; j’ai adoré mon stage! J’aurais aimé que cela continu. Je me vois dans une classe avec des élèves et c’est pourquoi j’ai décidé sans hésiter de poursuivre mes études en enseignement.

Je suis très contente de ma première expérience que j’ai complétée. Étant un peu craintive au départ, je me suis vite sentie privilégiée d’avoir été classée dans une école très favorisée et à quelques minutes seulement de chez moi. De plus, je connaissais déjà deux autres amies de l’université dont Annie-Lou qui allait être en classe double avec moi (teamteaching). J’ai également eu la chance d’avoir de très bonne enseignantes associées. Le fait qu’elles soient deux m’a aidé à prendre conscience des différents types d’enseignement et que chaque professeur pouvait vraiment avoir des valeurs, des qualités et des défauts différents. Cette expérience m’a permise de me comparer en tant que personne et m’a donné une idée de ce que je voulais avoir l’air comme future enseignante. Je suis davantage en mesure de me situer face à mon deuxième stage qui aura lieu au printemps prochain, dans une classe de niveau préscolaire.

Une classe parfaite avec des élèves parfaits et un enseignant parfait n’existe pas. Cependant, il y un minimum d’exigences que je souhaite afin de me sentir bien et que je puisse y apprendre le plus possible. Tout d’abord, je crois qu’il est nécessaire d’avoir une relation de confiance entre moi et l’enseignante associée. Évidemment, j’aimerais que l’on puisse avoir une très bonne relation empreinte de complicité et que l’on ait les mêmes valeurs. J’apprécierais être jumelée avec une dame mature, très chaleureuse, accueillante, ouverte aux imprévus et qui a une écoute incroyable. Je pourrais mieux m’identifier à elle et serais sûrement plus à l’aise de lui demander conseil. Durant mon premier stage, j’étais contente d’avoir Brigitte à mes côtés car elle était douce, aimait son métier et avait de l’autorité sans avoir recours aux cris. J’aimerais que ma future enseignante associée puisse me donner plusieurs conseils qui pourraient m’aider à mieux performer et qui pourraient me servir tout au long de mon cheminement professionnel. Il serait préférable qu’elle me fasse confiance et qu’elle me donne plusieurs tâches, bien sûr, avec mon consentement. Je ne voudrais pas sentir qu’elle veule se débarrasser de ses tâches, mais bien qu’elle le fasse pour que j’apprenne. Pour ce qui est de la classe, étant donné que j’ai déjà travaillé dans un milieu très favorisé, j’aimerais bien avoir la chance de voir une école un peu moins nantie. Il serait plaisant que la classe soit tout de même répartie en sections comme le coin d’arts plastiques, le coin d’exploration et de sciences, le coin lecture, le coin maison, le coin de construction, etc. Je suis en parfait accord avec la professeure Jocelyne Morin qui dit que L’organisation spatiale a des effets sur le fonctionnement d’une classe. Elle a une incidence sur le climat qui y règne, sur les stratégies pédagogiques utilisées et sur l’intérêt des enfants.[1] Toutefois, en étant dans un milieu plus défavorisé, cela me permettrait peut-être de travailler davantage ma créativité en trouvant des jeux ou du matériel sans grande valeur monétaire nécessairement. J’aimerais avoir une classe hétérogène avec quelques cas problèmes car j’aime les défis et je suis certaine que c’est une bonne façon pour moi d’apprendre. Évidemment, il faudrait que mon enseignante me soutienne dans ce que je désire entreprendre et qu’elle me laisse du temps seule avec la classe. De cette manière, je risque d’être plus à l’aise avec les jeunes et je pourrai construire une meilleure relation avec eux, sans que leur «vraie» professeure soit toujours aux alentours. J’apprécierais énormément qu’on me laisse choisir des thèmes que je voudrais faire avec les élèves. Par exemple, il serait intéressant que l’institutrice soit assez flexible pour que je leur fasse faire des ateliers ou des petits jeux sur le temps des sucres, le poisson d’avril, la fête de Pâques, les cinq sens, etc. Étant donné que ce sera en maternelle et que le programme n’est pas aussi condensé que les autres niveaux, ce serait ma chance d’expérimenter plusieurs types d’activités (atelier, discussion, projet, dirigée, transition, comptines et chansons, «déversoir», repos, etc.) et de me pratiquer à planifier celles-ci à travers une journée. Finalement, j’aimerais pouvoir trouver le temps d’organiser moi-même quelque chose de très spéciale. Je pense qu’une pièce de théâtre serait, par exemple, très appréciée par les jeunes. Chacun aurait une tâche différente qui lui serait destinée (bricolage, court texte à apprendre, costumes, etc.). Ce serait agréable d’y faire intervenir des élèves plus vieux qui pourraient les aider. Aussi, je crois que la collaboration entre l’enseignant et les parents est très importante et que certains membres de la famille des jeunes pourraient participer à nos activités.

Étant seulement une étudiante de deuxième année à l’université, j’espère que mes idées seront bien reçues et que je puisse vraiment m’impliquer lors de cette deuxième expérience, car mon but premier est vraiment d’apprendre et de raviver sans cesse la passion que j’ai pour ce merveilleux métier.



[1] MORIN, Jocelyne. La maternelle (Histoire, fondements, pratiques), Les éditions de la Chenelière Inc. Québec, 2007, p.180