Adapter ses interventions aux besoins et aux caractéristiques des élèves présentant des difficultés d'apprentissage, d'adaptation ou un handicap.
De plus en plus, nous retrouvons des élèves ayant des besoins particuliers dans nos classes régulières. C'est alors à l'enseignant de trouver divers moyens et les ressources nécessaires pour bien remplir sa mission. Pour ce faire, un partenariat doit se faire entre celui-ci et les quelques intervenants qui devront travailler avec les élèves présentant des difficultés. Il est primordial de pouvoir échanger souvent avec ceux-ci et d'apprécier leur aide. Il faut agir de la même manière avec les parents puisqu'ils sont les mieux placés pour nous aider dans nos interventions. D'ailleurs, je trouve que la communication entre la famille et l'école est très importante. Il est bon d'impliquer les proches de l'élève dans notre démarche et de toujours les mettre au courant de ce qui se passe. Bien sûr, il n'est pas toujours facile pour ceux-ci d'apprendre que leur enfant n'est pas comme tous les autres. Nous devons donc avoir beaucoup de compassion pour eux, et ce, tout en restant positif et dynamique.
Ayant moi-même vécu quelques difficultés de concentration et d'apprentissage plus jeune, je peux comprendre comment se sent un jeune qui n'est pas aussi doué que les autres dans la classe. Les élèves ont besoin de renforcements positifs et d'être valorisés à leur juste valeur. Pour certains, cela ne sert à rien de tenter d'aller plus vite dans certaines notions s'ils ne suivent plus. Ainsi, je pense fermement que la différenciation pédagogique est très importante. En tant que stagiaire et future enseignante, je me dois d'évaluer chaque élève selon ses propres objectifs et de lui donner toujours des défis afin qu'il puisse se surpasser et apprendre à son propre rythme.
L'autonomie, le respect et l'entraide sont pour moi des valeurs très importantes à inculquer aux jeunes. Pour y arriver, je tenterai de les responsabiliser en les impliquant davantage dans leur apprentissage et dans la recherche de solutions. De plus, il est certain que certains élèves me demanderont un peu plus d'attention et de temps. Les élèves devront alors être mis au courant dès le début que certains élèves auront besoin plus de soutien. Pour ce faire, certains pourraient avoir droit à des travaux plus courts ou du temps supplémentaire par exemple. Cela ne devrait donc pas faire de jalousie ou provoquer des commentaires négatifs. Au contraire, ils devront reconnaître que je ne serai pas toujours capable de répondre à toutes les questions et que j'apprécierais énormément que ceux qui ont terminé puissent me donner un coup de main en aidant ceux qui ont plus de difficultés. De plus, je me dois d'interdire toute forme de préjugé et de ségrégation. Ils sont tous différents et devront comprendre que personne n'est en mesure de juger qui que ce soit. Dans le cas contraire, il y aura bien sûr des conséquences pour réparer leurs actes. Surtout, je me dois d'être cohérente vis-à-vis mes dires et mes gestes.
Pour les élèves qui ont des troubles d'attention et de concentration, je crois qu'il est important d'aller les «chercher» le plus souvent possible. Par exemple, le simple fait de les nommer dans un problème mathématique peut être bénéfique quant à leur concentration. De plus, un climat de classe sain doit être calme, reposant et sécuritaire.
Pour conclure, les enseignants doivent souvent favoriser l'intégration pédagogique et sociale des élèves qui présentent des difficultés d'apprentissage, de comportement ou un handicap. Bien que la relation avec les personnes-ressources et les parents soit très importante, celle avec tous les élèves est primordiale. Il faut être transparent, motivant et très clair quant à nos attentes envers eux. De plus, n'oublions jamais que la classe est comme une microsociété dans laquelle on retrouve divers types de personne. Il faut alors qu'ils apprennent à être ouvert d'esprit et qu'ils puissent accepter les différences.