Voici ma première ébauche de mon dossier professionnel, version électronique. La création de ce blog me permettra de voir ma propre évolution dans un domaine qui me passionne : l’éducation. N’ayant pas encore beaucoup d’expérience dans le merveilleux monde de l’enseignement, je compte vous faire part de ce qui me caractérise en tant que personne et future enseignante au primaire. D’ailleurs, j’ai une grande passion pour les voyages et les découvertes culturelles; je tenterai donc de faire quelques liens dans ce portfolio afin de le mettre à mon image!



Mon dossier contiendra diverses informations sur chacune des 13 compétences d’un bon enseignant. Celles-ci sont aussi importantes les unes que les autres : je les compare souvent à des «morceaux» d’un casse-tête, indispensables pour bien réussir.



De plus, j’intégrerai dans ce dossier mes passions, mes valeurs, mes intérêts, mes opinions et mes réflexions sur différents sujets. Au fil du temps, je risque d’avoir une vision un peu différente par rapport à l’éducation, et de la vie en général. Je vous invite donc à visiter mon site comme bon vous semble et surtout, n’hésitez pas à laisser vos commentaires!



Bon voyage!

Mes compétences professionnelles

27 oct. 2009

TDAH


Lundi passé, après que la récréation du matin soit terminée, j’ai vécu une expérience assez spéciale dans ma classe de stage. En fait, j’ai assisté une fois de plus aux caprices d’un élève, soupçonné d’avoir un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité(TDAH) assez sévère.

Alors que Brigitte, mon enseignante associée, devait animer une leçon de français, notre cher Vincent a commencé à chuchoter dans son coin et à bouger de tout son corps sur sa chaise. J’ai passé à côté de lui une première fois en posant ma main sur son épaule pour tenter de le calmer. Lorsque je suis reparti, il a recommencé de plus belle et dérangeait le groupe. Brigitte a alors cessé de parler et lui a demandé fermement le silence. Il s’est alors jeté de sa chaise et rouspétait machinalement le mot «pourquoi » sans porter attention à nos interventions. Il ne voulait pas du tout se mettre debout et tenait solidement les pattes de sa chaise. Brigitte est donc sortie de la classe pour aller chercher Valérie, la technicienne en éducation spécialisée qui travaille avec Vincent. Pendant ce temps, j’ai essayé de rétablir le climat de la classe. Après que Valérie ait réussi à l’emmener avec elle en arrière de la classe, Brigitte a demandé aux autres élèves de ne pas se laisser distraire et a repris aussitôt la leçon. Valérie tentait de calmer Vincent en lui parlant mais il fut tout à coup très excité. Il a commencé à se rouler par terre et à faire du bruit avec sa bouche. Elle a alors attendu qu’il se calme et lui a dit d’aller réfléchir dans sa tente pour le restant de la période.


De plus en plus, on retrouve de tels cas problématiques dans les classes régulières, ce qui augmente la charge de travail des enseignants, parfois dépourvu de moyens. De nombreuses références théoriques viennent démystifier les difficultés d’adaptation et d’apprentissage que peut avoir un jeune écolier. Pour ce qui est de Vincent, plusieurs comportements stéréotypés viennent à croire qu’il est atteint de TDAH. C’est un garçon désorganisé, étourdi, facilement distrait et très agité. Il a également beaucoup de difficulté à commencer puis terminer ses tâches.[1] Vincent est un élève attachant et intelligent qui ne fait pas exprès pour être et agir ainsi. C’est à l’enseignante et aux spécialistes d’adapter l’environnement et de trouver des stratégies pédagogiques efficaces à son cheminement scolaire.


Dans l’expérience vécue de lundi passé, la plupart des interventions m’ont semblées appropriées. Tout d’abord, de telles personnes sont souvent lunatiques et il faut sans cesse s’assurer de capter leur attention par un contact visuel, sonore ou tactile. C’est ce que j’ai tenté de faire lorsque j’ai déposé ma main sur l’épaule de Vincent. Cependant, il peut arriver que cela ne soit pas suffisant et que son envie de bouger prenne le dessus. Selon plusieurs spécialistes, dont le docteur Annick Vincent, de nombreuses façons peuvent être mises en place afin de diminuer le trop plein d’énergie de ces élèves. Par exemple, on pourrait donner à l’élève des responsabilités qui lui permettront de se rendre utile et de lui renvoyer une image positive de lui-même. Aussi, il est possible de capter l’attention du jeune sans que ce soit dit verbalement. On pourrait, par exemple, introduire son nom à travers une phrase ou faire des gestes visuels qui capteront son attention. S’il semble encore distrait, il est important de garder tout de même notre statut d’autorité en restant ferme (comme Brigitte l’a fait). Cependant, rien ne sert de crier et d’insister lorsque l’enfant semble ne pas vouloir écouter. Mieux vaut lui demander de travailler dans un espace tranquille, où il ne dérangera personne autour de lui. C’est pour la même raison qu’il y a maintenant une tente dans notre classe. Lorsque Vincent a besoin d’être seul, il peut s’y réfugier. Lorsqu’on lui demande de sortir après quelques minutes il semble mieux. Par contre, je me suis aperçu qu’à certains moments, la présence de la tente l’excite plus qu’il le faudrait et je doute qu’elle soit vraiment efficace à long terme. Selon moi, elle risque de le rendre immature car pour lui, c’est un véritable privilège d’avoir sa propre petite cachette. Cela devrait être un coin de réflexion et non d’amusement! D’après Winzer (1993)[2], il est très important de punir sans agressivité, et ce, le plus tôt possible. Il faut attendre que l’élève soit calme afin que l’échange qui suit soit facile et efficace. Valérie a donc bien fait d’attendre que Vincent soit plus tranquille. Cependant, elle n’aurait pas du l’envoyer immédiatement dans sa tente. Il aurait fallu qu’elle règle immédiatement la situation avec lui car après il devient trop tard et on ne peut revenir sur les fautes du passée[3]. De plus, le fait qu’elle ait accepté qu’il aille immédiatement dans sa tente ne devient plus du tout une conséquence car déjà en partant, Vincent aime s’y retrouver. En fait, c’est comme si on lui donnait l’opportunité de relaxer s’il décidait de ne pas faire les travaux demandés comme tout le monde.


Finalement, un élève atteint de TDAH comme Vincent demande davantage de soins, de patience et de persévérance auprès de l’enseignante et des autres spécialistes. D’après les lectures à ce sujet et ce que j’ai pu observer en classe, je crois qu’il est toujours préférable de ne pas crier. Il faut tout de même réussir à garder un contact autoritaire et lui montrer qu’on l’aime et que ce sont ses comportements qui ne sont pas acceptables. Sa motivation vis-à-vis l’école demeure très importante. Pour tenter de l’augmenter, on peut faire de la différenciation pédagogique. Aussi, le système d’émulation (renforcement positif) est un moyen très accrocheur que les jeunes ont pour montrer ce dont ils sont capables. Cette situation n’est pas toujours facile mais je suis contente de la vivre en stage et d’avoir de très bonnes enseignantes associées ainsi qu’un milieu très favorisé avec de multiples ressources. Je pourrai réinvestir ce que j’aurai appris à travers mes prochaines expériences.


(*Analyse réflexive 1)






[1] VINCENT, Annick. Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité, (En ligne), http://www.attentiondeficit-info.com/pdf/lettreecof.pdf (Page consultée le 23/03/09)



[2] GOUPIL, Georgette(2007). Les élèves en difficulté d’adaptation et d’apprentissage. Montréal : Gaëtan Morin Éditeur. La chenelière Éducation, p.174



[3] Ibid