Compétence 11: S'engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel Le monde de l'enseignement ne cessera jamais d'évoluer. En effet, il y a toujours des choses qui changent. En tant que future enseignante, il est primordial que je sois sans cesse à l'affût des nouvelles méthodes. Je crois qu'il est important de les tester et de vérifier ce qui fonctionne bien ou moins bien. Évidemment, en cours de route, il est certain que je laisserai des choses et que j'en garderai d'autres, celles que j'aurai préférées.
De plus, chaque classe est unique puisque chaque élève la composant l'est également. Il y a des façons de faire que j'approuverai ou non selon les petits cocos qui seront dans ma classe ou ma vision des choses qui pourrait aussi se transformer.
Je crois réellement que la meilleure façon d'apprendre est sur le terrain, c'est-à-dire lors des stages alors que nous sommes réellement en relation avec un enseignant, des élèves et d'autres collègues. Toutefois, je considère que les petites formations auxquelles certains enseignants se rendent sont intéressantes et parfois nécessaires. Cela peut grandement aider lorsque nous avons une classe difficile ou que nous voulons simplement se perfectionner dans une matière ou une nouvelle approche pédagogique. Étant quelqu'un de très curieuse, j'adore apprendre de nouvelles choses afin d'enrichir ma culture personnelle mais aussi professionnelle! Ma vision d'une bonne formation continue en enseignement est simple. Je crois qu'il suffit de s'intéresser à plusieurs choses et d'en apprendre le plus possible et donc, de motiver le plus possible nos élèves dans notre enseignement. Quant à moi, les moyens qui m'intéressent davantage pour ma formation continue sont nombreux: les vidéoformation, les observations de divers fonctionnements dans les classes, la lecture d'articles scientifiques ou professionnels, etc. Dans une perspective de formation continue, des formations supplémentaires de gestion de classe et des troubles de comportements seraient appréciés et contribueraient sûrement à l'épanouissement de mon potentiel enseignant. Je pense parfois à poursuivre mes études à la maîtrise afin de mieux m'outiller dans ma future carrière. Cependant, ce n'est là qu'un de mes nombreux projet...Seuls le temps et la réflexion me permettront de faire un choix! De plus, je trouve que la collaboration entre les collègues d'une même école est importante et très intéressante. J'ai déjà eu la chance de travailler en «teamteaching» lors de mon premier stage. Cette façon de travailler m'a plu et j'espère en refaire l'expérience un jour avec une collègue que j'apprécierai. Nos forces pourront alors être mises ensemble, au profit de nos élèves. Je trouve que cela peut faciliter grandement la répartition des tâches et la possibilité de faire de nombreux projets en classe.
Finalement, un enseignant doit sans cesse se questionner sur ses actions afin de mieux poursuivre par la suite. On dit donc qu'un bon enseignant se doit d'être réflexif. Depuis mon entrée à l'université, plusieurs professeurs nous informent de cette compétence à acquérir. Ils nous ont même invité à lire différents livres (La pratique de l'enseignement: Outils pour la construction d'une théorie personnelle de l'action pédagogique, Nadia Rousseau et Marc Boutet) et à faire un portfolio professionnel (celui que vous lisez en ce moment!) afin de développer notre capacité d'analyse et de réflexion. Étant moins enthousiasme au départ, je me rends davantage compte de l'utilité de cet outil. J'ai même eu la chance de présenter mon propre portfolio à une centaine de personnes lors d'une conférence en août dernier à l'UQÀM. Cela m'a grandement motivé à poursuivre. Le livre « Ces enfants trop chambardés dans le coeur» que j'ai beaucoup aimé aborde le sujet de la réflexion. Voici un extrait qui décrit bien l'importance du jugement dans l'enseignement et qui nous fait encore plus réfléchir:
« La bonne intervention étant celle qui fonctionne, il faut apprendre à porter son regard plus loin, vers l'action posée, afin de vérifier si en ont résulté les effets escomptés. Mettre du papier journal pour empêcher son toit de couler, même répété des centaines de fois, ne solutionnera jamais le problème de façon durable et satisfaisante.
Les enfants trop chambardés dans le coeur sont passés maîtres dans l'art de nous déstabiliser en nous propulsant dans des zones souvent inexplorées de notre être. Ils nous précipitent en terrain inconnu, sur un parcours jonché d'obstacles, où chaque pas peut s'avérer fatal. Être un enseignant réflexif devient une nécessité, une trousse de survie, sans laquelle plusieurs enseignants se retrouveront en épuisement professionnel. Sans cette capacité à prendre du recul, à s'arrêter et à analyser sa pratique, l'enseignant s'expose à répéter inlassablement les mêmes gestes et les mêmes paroles. En ne réglant jamais la situation inconfortable dans laquelle il se retrouve, elle ne pourra que s'aggraver de plus en plus, chaque jour.»
Au travers de mes stages, j'ai déjà pris l'habitude de bien prendre le temps de réfléchir et d'inscrire mes pensées, mes doutes et mes succès dans de petits cahiers personnalisés. Ces journaux de bord me suivent durant ma formation et je compte bien les garder précieusement puisqu'il est toujours intéressant de revoir quelques souvenirs et des façons de voir les choses après quelques temps et des expériences en plus...